Un avatar sur la chaîne d’assemblage

Martorell,  29 avril 2019

  • SEAT dispose du seul laboratoire de biomécanique en Espagne intégré en entreprise et destiné à la santé au travail
  • 20 caméras et divers capteurs capturent les mouvements des travailleurs pour étudier les articulations et l'activité musculaire
  • La réalité virtuelle permet de concevoir une chaîne d'assemblage avant même le début de la production d’un modèle
  • Au cours des deux dernières années, le nombre de blessures a diminué de 70%

20 caméras, des capteurs de dernière génération et des lunettes de réalité virtuelle : un équipement digne d’une start-up dédiée aux hautes technologies, et qu’on retrouve au sein du laboratoire biomécanique de SEAT, situé dans le Centre de Santé et de Rééducation CARS à Martorell.

- Comment ça marche ? : "la technologie nous permet de recréer la chaîne d’assemblage dans notre laboratoire. Lors de la simulation, il est essentiel que le travailleur reproduise de manière réaliste les mouvements exacts qu’il réaliserait sur son poste de travail" explique Sonia García, responsable Ergonomie chez SEAT. Deux paramètres sont mesurés en laboratoire : l'effort musculaire et la position des articulations lors de l'exécution de certains mouvements spécifiques. "Certains ouvriers exécutent les mêmes mouvements jusqu'à 100 fois par jour. La rotation des postes et la conception de la chaîne d’assemblage sont donc cruciales afin de prévenir d'éventuelles blessures", ajoute-t-elle.

- Des avatars 3D comme dans un jeu vidéo : deux technologies différentes sont utilisées dans le même but. L’une d’elles est basée sur la création d’avatars 3D. Pour ce faire, un total de 20 caméras associées à des capteurs vont enregistrer les mouvements des articulations du travailleur. Ces données permettent au logiciel d'analyse de créer un avatar. "L'avatar est une image en 3D qui reproduit la vitesse et l'amplitude des mouvements avec précision. C'est une technologie équivalente à celle utilisée pour créer des personnages dans un jeu vidéo, mais avec un niveau de précision beaucoup plus élevé", explique Sonia García.

- Réalité virtuelle, impact réel : la réalité virtuelle est une autre technologie mise en oeuvre. L'avantage majeur de cette solution réside dans sa capacité à anticiper et à introduire des modifications avant la mise en service de la chaîne d’assemblage. "Nous pouvons simuler différentes positions jusqu'à ce que nous trouvions la meilleure option, par exemple, pour fixer le hayon arrière. Cela nous permet d'économiser du temps et de l'argent par rapport aux tests réels réalisés directement sur la chaîne d’assemblage", souligne Sonia García.

- Comment sont appliqués les résultats ? : "la biomécanique ouvre d’emblée de nouvelles possibilités dans la conception de nouveaux postes de travail", explique le       Dr Patricia Such, Responsable de Sécurité et Santé chez SEAT. Le laboratoire est opérationnel depuis 2017 et plus de 4 000 études ont été réalisées. "Nous avons réussi à réduire les blessures musculaires de 70% en seulement deux ans, et nous ambitionnons encore de nous améliorer à l'avenir", souligne le Dr Such. Les données ont permis, entre autres, d'adapter la chaîne d’assemblage de la nouvelle SEAT Leon en abaissant l'une de ses sections de 20 centimètres. Mais le travail du laboratoire n’est pas terminé pour autant lorsque la chaîne de montage est terminée. Durant la production, les postes de travail sont constamment analysés afin d'apporter d'autres améliorations.

SEAT Communications

Sacha Farkas
Responsable Relations Presse 
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Océane Arnould-Dupuy
Attachée de presse 
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