Un siècle de mobilité

Martorell, 06 mai 2019

  • Les 100 ans d’histoire du Salon International de l’Automobile de Barcelone illustrent l'évolution rapide des voitures et des villes
  • Ces transformations affectent à la fois les technologies automobiles, la densité du trafic, ainsi que les infrastructures urbaines
  • Les pharmacies utilisées comme stations-service, les premiers feux de signalisation ou un garage souterrain conçu par Gaudí font partie des quelques faits les plus marquants 

Auparavant, les villes recensaient plus de vélos que de voitures, ne possèdaient pas de feux de circulation ni de places de stationnement. Aujourd’hui, les rues accueillent un véhicule à moteur toutes les secondes, sont dotées de feux tricolores équipés de la technologie 5G et d’applications mobiles pour trouver une place où se garer. À l'occasion du centenaire du Salon International de l’Automobile de Barcelone, il est opportun de jeter un oeil dans le rétroviseur pour réaliser à quel point la mobilité urbaine a radicalement changé au cours du siècle dernier. 

Un pays sur les routes : le premier véhicule à moteur en Espagne a été immatriculé il y a 113 ans dans la ville de Vitoria. Il a marqué le début d'une innovation qui allait révolutionner la mobilité dans tout le pays, et l’apparence de nos villes. Toutefois, la croissance a été lente à décoller dans les années qui ont suivi cette toute première immatriculation. D’ailleurs, il y avait deux fois plus de vélos à Barcelone en 1917 que de voitures, 2 997 contre 1 357. 

Le premier boom de la voiture pour particuliers en Espagne date des années 20. Sous l'impulsion de l'Exposition universelle de 1929 à Barcelone, le nombre d'immatriculations atteint alors 30 000 unités par an. 

L’autre tournant est à mettre au crédit de SEAT. Fondée en 1953, sa présence a consolidé le secteur automobile en Espagne. Ainsi, sept fois plus de véhicules furent immatriculés chaque année (136 504) de 1955 à 1959 par rapport aux cinq années précédentes (19 586).  

La SEAT 600 s'est taillée une solide réputation en rendant la voiture accessible au plus grand nombre. Fabriquée de 1957 à 1973, elle a sans doute contribué à mettre tout le pays sur les routes. En 1964 par exemple, le nombre d'immatriculations a frôlé les 300 000 unités, en grande partie grâce à ce modèle. Néanmoins, ces chiffres sont encore très loin de ceux que l’on connait aujourd'hui, rien que l'année dernière, plus de 1,3 million de voitures ont été immatriculées en Espagne.

De la pharmacie à la voiture électrique : les voitures du siècle dernier ne ressemblent en rien aux modèles actuels. Il y a 100 ans, les véhicules consommaient environ 30 litres/100 kilomètres et faisaient le plein dans les pharmacies ou les quincailleries. À l’inverse, aujourd’hui une SEAT Ibiza 1.0 TSI de 95 ch affiche une consommation mixte de 4,6 litres, et peut faire le plein dans l’une des 11 500 stations-service en Espagne. Au quotidien ces motorisations thermiques coexistent avec d'autres solutions, comme les véhicules au gaz ou électriques. Début 2021, jusqu'à six modèles SEAT et CUPRA électriques ou hybrides rechargeables seront mis en circulation. 

De la rue non pavée à une voiture par seconde : si les voitures ont beaucoup évolué en l’espace d’un siècle, les villes ne sont pas en reste. Il y a 100 ans, l'Avenida Diagonal de Barcelone était une route de terre qui était surtout utilisée par les calèches plutôt que par des véhicules à moteur. Aujourd'hui, 85 000 voitures parcourent l’artère chaque jour, soit l’équivalent d'une par seconde. Elles partagent l'asphalte avec les transports en commun, et de plus en plus fréquemment avec de nouvelles formes de micro-mobilité, qu’il s’agisse des vélos en partage ou des trottinettes électriques en libre-service comme la SEAT KickScooter eXS. On estime qu'il y a actuellement plus de 26 000 scooters/trottinettes électriques dans les rues d'Espagne.

Du premier feu tricolore à la voiture 5G : au même titre que les voitures et les villes changent, l'infrastructure nécessaire évolue elle aussi pour suivre le rythme des temps modernes. Le premier feu tricolore en Espagne a été installé en 1926 à l'intersection des rues Gran Vía et Alcalá à Madrid. Il est arrivé à Barcelone trois ans plus tard, à l'intersection de Balmes et Provenza, où le premier passage piétons de la ville a également été matérialisé dans la rue. 

L'invention était si révolutionnaire qu'un policier municipal a dû réguler la circulation sur place pendant les premières années. Durant plusieurs mois, le conseil municipal a même du publier des communiqués dans la presse locale pour en expliquer son fonctionnement. 

Actuellement Barcelone compte plus de 36 000 feux et plus de 11 000 passages piétons. À l’avenir, la technologie 5G permettra aux infrastructures de se connecter aux voitures et à tous les autres véhicules. Par exemple, SEAT teste la « 5G Connected Car » en collaboration avec Telefónica, afin de connecter la voiture aux infrastructures urbaines pour aider le conducteur à anticiper la présence de véhicules et d’obstacles. En outre, des passages piétons interactifs en 3D sont en phase d'essai. 

De Gaudí à JustMoove : le tout premier parking souterrain de Barcelone porte un nom célèbre : Gaudí. Le propriétaire de la future Pedrera (Casa Milà) confia à Gaudí la construction d'un espace destiné aux calèches et à ses trois véhicules à moteur. L’architecte fut obligé de redessiner les colonnes du sous-sol, donnant ainsi naissance à ce qui deviendra l'une des principales attractions touristiques du monde.  

Aujourd'hui, Barcelone compte plus de 660 000 places de parking souterraines. Des applications comme JustMoove permettent aux utilisateurs d’utiliser leur smartphone pour trouver une place de parking plus vite avec 25% de temps en moins. D’autres solutions de mobilité sont également disponibles comme la réservation d'un taxi ou le partage d'une voiture. 


SEAT Communication
 

Sacha Farkas
Responsable Relations Presse 
sacha.farkas@seat.fr

Océane Arnould-Dupuy
Attachée de presse 
oceane.arnould.dupuy@seat.fr