Une voiture de course de tourisme électrique

Une batterie de 6 072 cellules par -10 degrés

Martorell, 26 mars 2019

  • CUPRA teste l'e-Racer dans des conditions extrêmes sur les pistes de ski d'Andorre
  • Des suspensions surélevées de 20 mm et des pneus avec 420 clous chacun pour rouler sur la neige et sur la glace
  • Les basses températures sont les meilleures alliées du système électrique pour refroidir les batteries

Le compte à rebours est lancé pour la CUPRA e-Racer qui fera ses débuts dans le nouveau championnat ETCR. L'équipe de compétition de la marque espagnole travaille sans relâche au développement de la première voiture de course de tourisme 100% électrique au monde, la soumettant à une série constante de tests dans les conditions les plus exigeantes. Cet hiver, le pilote Jordi Gené et l'équipe d'ingénieurs dirigée par Xavi Serra ont poussé l'e-Racer jusqu’à sa limite sur la neige et sur la glace des pistes de ski d’Andorre.

Quel a été le défi pour adapter la voiture aux basses températures ?

J.G.: en fait, ce fut assez simple. La clé pour les voitures électriques réside dans la gestion de la température. Nous sollicitons beaucoup la puissance du moteur, mais ce n’est pas ce dernier qui chauffe, ce sont les batteries. Comme la température extérieure était très basse, les batteries sont restées froides.

X.S.: l'un des plus grands défis réside dans la gestion des temps de recharge, car l'e-Racer est équipée d'une batterie de 450 kilos. Ce qui équivaut à 9 000 téléphones portables tous connectés en même temps. Au total, elle est composée de 23 panneaux composés de 264 cellules chacun. Lorsque la batterie se décharge, il faut attendre que les cellules refroidissent avant de pouvoir commencer à les recharger efficacement. Grâce au froid, le processus est beaucoup plus rapide.

Quelles modifications ont été apportées à l'e-Racer pour l'adapter à ces conditions ?

X.S.: l’asphalte représente l'habitat naturel de la CUPRA e-Racer, ainsi nous avons dû l'adapter à la neige. Il a fallu modifier la suspension pour surélever la voiture de 20 mm car la surface est très différente. Et le résultat a est surprenant. Nous avons collecté des informations très intéressantes qui peuvent être appliquées pour améliorer la voiture, en gardant à l'esprit qu'elle est conçue pour l'asphalte.

Avez-vous remarqué une différence au niveau de l'adhérence des pneus ?

J.G.: la différence est énorme et on la ressent tout de suite. En plus de surélever la voiture, nous avons dû changer les pneus pour qu'ils adhèrent à la glace. Nous ne pouvions pas utiliser de pneus slicks car ils sont adaptés à la course sur asphalte. Nous avons donc monté environ 420 clous sur chaque roue et la voiture a roulé parfaitement.

Quels sont les autres défis liés à la conduite sur neige ?

X.S.: avec des températures aussi basses, beaucoup de neige s'est accumulée sous la voiture et a fini par geler. La piste faisait environ 10 cm d’épaisseur, composée de glace recouverte par une fine couche de neige. Nous devions enlever la glace sous la voiture pour diminuer son poids, tous les après-midis pendant l’une des pauses dédiée à la recharge de la batterie. C'était une question d'entretien préventif.

Comment décririez-vous les performances de la voiture après cet essai ?

X.S.: nous sommes agréablement surpris de voir à quel point la voiture s'est bien adaptée. C’est un très bon résultat. Bien que nous l'ayons conçue pour l'asphalte, nous avons constaté qu'elle s'adapte correctement à tous les défis qui se présentent. Elle n'a jamais été conçue pour rouler sur la neige, mais elle a très bien réagi.

J.G.: ce type de tests est très important pour le développement de l'e-Racer. L'électrification avance à une vitesse vertigineuse. Pour ce projet, sur lequel nous avons déjà travaillé pendant un an, nous avons adapté beaucoup de choses que nous connaissions déjà, mais nous en découvrons encore en travaillant avec la voiture. Son comportement nous a surpris d'une manière positive parce qu'elle était très facile à manier et très amusante à la fois. Tester les systèmes tels que l'antipatinage dans des situations extrêmes nous a permis de collecter de nombreuses informations utiles pour poursuivre le développement de l'e-Racer.

Êtes-vous prêts pour une nouvelle course ?

X.S.: ce véhicule génère beaucoup d’énergie, nous travaillons pour l'exploiter efficacement et pour obtenir les meilleurs temps au tour. L'objectif est d'être le plus rapide afin de franchir la ligne d'arrivée en 2020, lorsque nous participerons pour la première fois à la nouvelle course ETCR. L'objectif est de démontrer le rôle de la CUPRA e-Racer dans la transition vers une compétition plus efficiente, plus propre et respectueuse de l'environnement.


SEAT Communications
   

Sacha Farkas
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